Le registre unique du personnel doit être prêt dès la première embauche, puis mis à jour au fil de chaque entrée. Pour l’employeur, le bon réflexe consiste à inscrire la personne avant qu’elle commence à travailler, dans l’ordre des embauches, et à contrôler le registre à chaque mouvement de personnel.
Ouvrir le registre dès le premier salarié
Tout établissement qui emploie des salariés tient son propre registre, quel que soit son effectif. Il peut être sur papier ou sur support numérique si les garanties de contrôle sont respectées et, lorsqu’un CSE existe, après sa consultation. Avant de choisir un tableur libre, vérifiez que l’outil conserve l’ordre chronologique, protège les données, permet une consultation rapide et ne rend pas les modifications invisibles. Pour relier ce point à votre organisation, consultez aussi accompagnement en conseil social et RH.
Préparez un responsable et un déclencheur simple : aucune arrivée ne passe en paie sans vérification de l’inscription. Le registre doit rester accessible au comité social et économique lorsqu’il existe et aux agents de contrôle.
Inscrire chaque personne dans le bon ordre
L’inscription intervient au moment de l’embauche et respecte l’ordre des arrivées. Pour chaque salarié, rassemblez notamment le nom, les prénoms, la nationalité, la date de naissance, le sexe, l’emploi, la qualification, les dates d’entrée et de sortie. Ajoutez le type de contrat lorsque la règle l’exige, ainsi que les mentions relatives au travail à temps partiel, à l’apprentissage, au contrat de professionnalisation ou au statut de travailleur étranger soumis à autorisation.
Ne supprimez pas une ligne lors d’un départ. Complétez la date de sortie et conservez l’historique. Une correction doit rester compréhensible et datée. Vous pouvez compléter cette vérification avec nos guides de pilotage RH.
Traiter les cas qui créent des oublis
- Les stagiaires sont inscrits dans une partie spécifique, dans leur ordre d’arrivée.
- Les travailleurs temporaires sont mentionnés avec l’entreprise de travail temporaire.
- Les salariés mis à disposition par un groupement d’employeurs sont identifiés avec le groupement.
- Les travailleurs étrangers concernés exigent les mentions du titre autorisant le travail et la copie du document annexée au registre.
- Les apprentis et titulaires d’un contrat de professionnalisation gardent leur mention spécifique.
Conserver les mentions pendant cinq ans
Les mentions relatives à un salarié ou à un stagiaire sont conservées pendant cinq ans à compter de son départ. Le support peut évoluer, mais l’entreprise doit maintenir l’intégrité, la lisibilité et la disponibilité des données. Prévoyez aussi une règle de purge à l’issue de la durée applicable, car une obligation d’archivage ne justifie pas une conservation illimitée des données personnelles.
Préparer le contrôle mensuel
Une fois par mois, rapprochez le registre des DPAE, des contrats et de la liste de paie. Vérifiez les dates, les sorties, les statuts particuliers et les autorisations de travail. Ce contrôle court évite qu’une omission ancienne soit découverte lors d’un contrôle.
Point territorial : ces règles générales s’appliquent en métropole et à La Réunion. À Mayotte, validez le support, les mentions et les références applicables avec la DEETS ou votre conseil avant de transposer le dossier type.
Reliez ce contrôle à la checklist du contrat de travail et à la DPAE. Pour tester l’ensemble de votre dossier employeur, demandez un diagnostic social.
Questions fréquentes
Comment ouvrir le registre dès le premier salarié ?
Tout établissement qui emploie des salariés tient son propre registre, quel que soit son effectif. Il peut être sur papier ou sur support numérique si les garanties de contrôle sont respectées et, lorsqu’un CSE existe, après sa consultation. Avant de choisir un tableur libre, vérifiez que l’outil conserve l’ordre chronologique, protège les données, permet une consultation rapide et ne rend pas les modifications invisibles.
Comment inscrire chaque personne dans le bon ordre ?
L’inscription intervient au moment de l’embauche et respecte l’ordre des arrivées. Pour chaque salarié, rassemblez notamment le nom, les prénoms, la nationalité, la date de naissance, le sexe, l’emploi, la qualification, les dates d’entrée et de sortie.
Comment traiter les cas qui créent des oublis ?
Les stagiaires sont inscrits dans une partie spécifique, dans leur ordre d’arrivée. Les travailleurs temporaires sont mentionnés avec l’entreprise de travail temporaire. Les salariés mis à disposition par un groupement d’employeurs sont identifiés avec le groupement. Les travailleurs étrangers concernés exigent les mentions du titre autorisant le travail et la copie du document annexée au registre.